La démence pourrait être évitée ou retardée en l’absence de tabagisme

Au mois de juillet, l’Organisation mondiale de la santé a publié un communiqué de presse mettant en lumière ses nouvelles lignes directrices concernant la réduction du risque de déclin cognitif et de démence. La position de l’organisation est claire : jusqu’à 45 % des risques de démence pourrait être évité ou retardé… notamment avec la non-consommation de tabac.
La démence, une maladie dont souffrent 57 millions de personnes dans le monde
La démence est une affection causée par des pathologies cérébrales qui touchent la mémoire, la pensée et la capacité à fonctionner. On estime que plus de 57 millions de personnes vivent avec la démence dans le monde. La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et représenterait de 60 % à 70 % des cas.
Le quotidien de la personne qui souffre de démence est profondément perturbé et altéré. Cette maladie peut par exemple entraîner des oublis de rendez-vous, des confusions dans la perception du temps, provoquer des incapacités à gérer les affaires quotidiennes (cuisiner, gestion du compte en banque etc.), et plus largement empêcher de fonctionner normalement.
Un lien étroit entre la démence et des comportements à risque comme le tabagisme
Le communiqué de presse de l’OMS précise que « S’il n’existe pas de traitement curatif de la démence, jusqu’à 45 % des risques peuvent être attribués à des facteurs de risque modifiables tels que le tabac, la consommation d’alcool, l’isolement social, l’inactivité physique, la pollution de l’air et les maladies non transmissibles (MNT), notamment l’hypertension et le diabète »
La cigarette et la santé cérébrale
Les méfaits de la cigarette sur la santé sont nombreux, et ils sont particulièrement importants sur la santé cérébrale. Fumer augmente significativement le risque de maladies neurodégénératives, notamment Alzheimer et la démence vasculaire.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, 14% des cas de démences sont attribuables au tabagisme, ce qui en ferait le troisième plus dangereux facteur de risque modifiable de démence (The Lancet, 2019).
Diminuer les risques en cessant de fumer
Parmi ses lignes directrices, autrement dit ses conseils, l’OMS recommande l’augmentation de l’activité physique, la baisse de la consommation d’alcool ou encore la cessation tabagique. Non seulement fumer permet de diminuer les risques de développer de la démence, mais ça permet également de diminuer les risques d’en développer de nombreuses autres.
De nombreuses ressources sont disponibles pour arrêter de fumer
Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer et mettre toutes les chances de son côté pour vivre une vie en santé. Il existe de nombreuses ressources pour accompagner les personnes désireuses d’arrêter de fumer, comme les thérapies de remplacement de la nicotine ou les services J’ARRÊTE. Les services J’ARRÊTE sont trois types d’accompagnement gratuit et personnalisé. Choisissez l’aide en ligne, par téléphone ou en personne et vous ne serez jamais seul. Ils sont accessibles en ligne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sur la plateforme jarrete.qc.ca / iquitnow.qc.ca, par texto, par téléphone (1 866 JARRETE (1 866 527-7383) ou en personne dans l’un des centres d’abandon du tabagisme du Québec.