Logements sans fumée : la tendance gagne du terrain au Québec

Au Québec, le règlement est clair dans les lieux publics : il est interdit de fumer ou de vapoter à l’intérieur des lieux ouverts au public. Dans les bars et les restaurants par exemple, l’interdiction de fumer est entrée en vigueur en 2006. Il y a près de 20 ans déjà. Mais qu’en est-il des logements? Y a-t-il beaucoup de Québécois qui fument à l’intérieur? Quels sont les risques pour la santé? Portrait de la situation.
Les parties communes : c’est très clair
Tout d’abord, en ce qui concerne les parties communes dans les bâtiments de deux logements et plus, la Loi concernant la lutte contre le tabagisme interdit à toute personne de fumer ou de vapoter. Pour faire respecter la Loi, les propriétaires déploient généralement des affiches dans les corridors ou ascenseurs.
Et à l’intérieur des logements?
C’est ici que ça se complique. Il est en règle générale possible de fumer chez soi puisqu’il n’existe pas de règlement dans le Code civil du Québec ni de Loi sur la Régie du logement.
La décision, si vous êtes locataire, revient au propriétaire. Si c’est le cas, il est possible que le bail ou le règlement de l’immeuble dans lequel vous emménagez stipule l’interdiction de fumer à l’intérieur.
Tout ceci, c’est en théorie. Dans les faits, qu’en est-il? L’Institut national de santé publique du Québec s’est penché sur la question.
De plus en plus de logements sans fumée
Au Québec, 67 % des fumeurs vivent dans un logement où il est interdit de fumer. Ce pourcentage est deux fois plus élevé qu’en 2007, ce qui signifie qu’il y a de plus en plus de logements sans fumée, signe que les efforts de sensibilisation à la fumée secondaire paient. D’ailleurs, l’interdiction de fumer dans les lieux publics en 2006 avait eu un impact sur la consommation de cigarettes en général.
On fume moins en dedans mais… on vapote
Le portrait du vapotage en dedans des habitations est bien différent. Selon les fumeurs et anciens fumeurs, les interdictions de vapoter sont moins élevées que celles de fumer. Cela indique que la perception de la dangerosité du vapotage est moindre par rapport à celle de la cigarette.
Pourtant, même si l’état des connaissances actuelles ne permet pas d’affirmer que l’aérosol de la vapoteuse est aussi nocif que la fumée de la cigarette, il contient des substances nocives pour la santé : de la nicotine, des produits chimiques cancérigènes, des composés organiques volatiles ou des métaux lourds.
La fumée secondaire
Fumer en dedans avec des mesures (en ouvrant les fenêtres, en fumant sous une hotte) peut donner une fausse impression de protection de la santé, mais ne protège pas correctement, et notamment vis-à-vis de la fumée secondaire. 69 des substances chimiques qui la composent sont cancérigènes. Si elle est nocive pour tous, les enfants, les femmes enceintes et leur bébé ou encore les personnes ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires sont particulièrement à risque.
Des ressources pour arrêter de fumer ou vapoter
Cesser de fumer/vapoter apporte de nombreux bienfaits pour soi et pour les personnes qui nous entourent. De nombreuses ressources d’aide sont disponibles pour se faire accompagner dans un processus d’arrêt, comme les services J’ARRÊTE. Personnalisés, ils sont disponibles depuis le confort de chez soi, en ligne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 sur jarrete.qc.ca / iquitnow.qc.ca, par téléphone (1 866 JARRETE (1 866 527-7383) par texto, ou en personne dans un centre d’abandon du tabagisme du Québec. À noter qu’il est possible de cumuler les services!