François, rescapé de la cigarette après une crise cardiaque

Lire les témoignages d’anciens fumeurs ou de fumeurs qui, comme soi, se lancent dans la bataille de l’arrêt tabagique, peut être bénéfique et inspirant. François a arrêté de fumer il y a un an à la suite d’un accident qui aurait pu lui coûter la vie. « J’ai fait le lien rapidement avec la cigarette ». Son parcours, il a accepté de le livrer, espérant encourager d’autres personnes à arrêter de fumer.
Commencer à fumer parce que c’était la norme
En 2025, François a arrêté de fumer après près de 40 ans. « J’ai commencé à fumer vers la fin du secondaire... à cette époque fumer c’était un passage obligé vers l’âge adulte ». Une cigarette en entraînant une autre, le Lavalois est finalement devenu fumeur au fil du temps. « Avec les années, les personnes qui fumaient dans mon entourage ont progressivement arrêté. Les Lois ont changé donc c’était moins facile de fumer. »
Le jour où tout bascule
François a 57 ans et il reste à Laval. C’est le genre de personnes qui trippe à faire du sport et passer du temps dehors. Bref, à bouger. « J’ai toujours été un gars assez en forme physiquement je faisais du vélo, du hockey. »
En mai 2025, le graphiste aguerri est justement en train de vivre de sa passion : jouer un match de hockey, lorsque sa vie bascule. Il s’écroule après la deuxième période, victime d’une crise cardiaque, suivi d’un infarctus. Il m’explique que plus tard, son médecin a été clair « J’ai eu la chance d’être dans un endroit où il y avait un défibrillateur à disposition. Si j’avais été seul chez moi, je ne serais pas là entrain de te parler ». « Ça faisait pas mal de temps que mon médecin me disait d’arrêter de fumer et que je disais oui oui mais que rien ne se faisait. Avec ce que j’ai eu il n’y a pas de seconde chance ».
François a passé cinq jours à l’hôpital avant d’en sortir. « J’avais deux stents cardiaques, une veine au bout du cœur… Quand je suis revenu à la maison, je n’ai plus jamais fumé ».
L’arrêt tabagique, pas un long fleuve tranquille
S’il n’a aucune envie de recommencer à fumer, François note malgré tout que son processus n’est pas fluide. « Je dirais pas que ça a été facile. Ce qui m’aide beaucoup c’est que si je refume je sais que je vais mourir très jeune. Même après 1 an tous les jours j’ai un moment où j’ai envie de fumer. J’ai plus le goût de me mettre de la fumée toxique dans le corps mais je sens le manque de nicotine ».
Le groupe Facebook J’ARRÊTE pour recevoir du soutien
Pour l’aider à tenir le cap, le Lavalois s’est aussi inscrit sur le groupe Facebook J’ARRÊTE, une communauté bienveillante d’entraide et de partage d’expérience autour de l’arrêt de la cigarette ou du vapotage. « Je me suis inscris dans le groupe j’arrête me disant que si ça peut aider même 1 personne, ben ce serait déjà ça. » François reconnaît également que c’était une façon d’aller chercher des encouragements. « Dans mon entourage ça fait déjà plusieurs années que les personnes avaient arrêté de fumer, donc ils s’en fichaient un peu de mon processus. Le groupe J’ARRÊTE, ce sont des gens qui sont dans la même situation que moi en ce moment. Ça fait du bien! »
Et vous?
Comme François, vous pouvez arrêter de fumer. De nombreuses ressources sont disponibles pour vous accompagner tout au long de votre processus. Découvrez par exemple les services J’ARRÊTE, trois types d’accompagnement gratuits et personnalisés. Choisissez l’aide en ligne, par téléphone ou en personne et vous ne serez jamais seul. Ils sont accessibles en ligne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sur la plateforme jarrete.qc.ca / iquitnow.qc.ca, par texto, par téléphone (1 866 JARRETE (1 866 527-7383) ou en personne dans l’un des centres d’abandon du tabagisme du Québec.