Nathaniel, 25 ans, libéré du brouillard mental du vapotage

C'est beau, design, ça n'a pas l'odeur ou le goût de la cigarette : plusieurs personnes voient, à tort, le vapotage comme inoffensif. Pourtant ses méfaits sont réels. Nathaniel a 25 ans, et il en a fait les frais pendant 4 ans, avant d’arrêter sa consommation. Pour Québec sans tabac, le Montréalais a accepté de partager son histoire.


Combinaison influence de l’entourage et aspect inoffensif du vapotage

Comme plusieurs, le vapotage s’est immiscé dans la vie de Nathaniel par le biais de son entourage. « J’avais un ami qui vapotait, il m’avait fait essayer. Quand je sortais à des événements et que quelqu’un avait une vape, j’en prenais… Puis après quelques temps, j’ai acheté ma première vape. Ça m’avait fait bizarre de me lancer là-dedans. Ça a duré 4 ans intensif ».

Le vapotage, c’est souvent une histoire de mauvaise perception. « Il n’y a pas d’arrière-goût de cigarette, pas de fumée, ça a plus l’air d’un jeu. On ne voit pas trop le danger. Vu qu’il y a des couleurs, ça banalise la consommation de nicotine » témoigne Nathaniel, qui a été attiré par les saveurs.


Le vapotage : une charge mentale et financière

Quand il s’est rendu compte que vapoter lui prenait beaucoup de temps, d’espace mental et d’argent, Nathaniel s’est arrêté deux minutes et a eu un déclic. « Ça m’a simplement écœuré de me dire que peu importe là où je vais, j’ai besoin de trainer une vape, peu importe ce que je fais j’ai besoin de m’arrêter pour vapoter. Pis ça me revenait très cher. Et j’avais aussi quelques effets secondaires, comme un essoufflement pendant le sport, de l’anxiété ».


Combinaison d’aides dont la ligne téléphonique J’ARRÊTE et le groupe Facebook J’ARRÊTE

Pour s’aider dans sa démarche, Nathaniel a d’abord fait appel à la ligne téléphonique J’ARRÊTE, l’un des trois services J’ARRÊTE. « J’avais des appels réguliers à chaque semaine avec un intervenant. J’avais peu d’informations sur le vapotage donc j’ai pris ça comme un soutien et une façon de m’informer ». Ça l’a également aidé à tenir bon. « Je me disais « je vais continuer à m’engager » car je savais qu’il y a quelqu’un qui prenait de son temps. Ça faisait du bien de parler à quelqu’un de ce que je vivais ».

En plus de l’aide par téléphone, Nathaniel s’est aidé de l’application I am sober ainsi que du groupe Facebook J’ARRÊTE, qui permet d’échanger avec une communauté. « Je trouve que ça permet de laisser une trace de mon engagement, d’échanger aussi et de voir que je suis pas le seul à ressentir des envies même après plusieurs mois d’arrêt ».


De nombreux changements positifs sur la santé physique et mentale

Depuis son arrêt, Nathaniel a remarqué des changements sur sa santé physique et mentale. « Les impacts positifs ont vraiment été nombreux » précise-t-il. « J’ai un meilleur sommeil, mon anxiété a diminué. Quand je marche ou quand je monte une cote, j’ai une meilleure respiration. Je retrouve l’odorat et le goût que j’avais perdu avec le vapotage. J’étais toujours dans une espèce de brouillard mental. J’étais dans une bulle qui m’empêchait d’agir normalement. De l’arrêter (la vapoteuse) c’est comme si j’avais cassé cette coquille-là qui est autour ».


Et maintenant?

Lors de son échange avec Québec sans tabac, ça faisait presque 10 mois que Nathaniel avait arrêté de vapoter. « Aujourd’hui ça fait 9 mois, 16 jours, 21 heures, 7 minutes et 11 secondes que je n’ai pas vapoté », disait-il, fier de son parcours. S’il ressent encore parfois des envies de vapoter, qu’il a appris à gérer avec le temps, le jeune homme tient le cap. Son conseil aux personnes qui vapotent ou fument qui le lisent? « Arrêter. Tu es sûr.e que tu te trompes pas en prenant cette décision-là. Ensuite, c’est vraiment d’avoir un journal pour suivre tes progrès et suivre depuis combien de temps tu as arrêté. Au début ça va être des minutes, des heures et après ça des semaines, des mois. Liste tes économies, tes motivations. C’est une bonne façon de commencer ta démarche ».


C’est à votre tour d’arrêter de vapoter ou fumer!

De nombreuses ressources sont disponibles pour vous accompagner dans votre processus. En voici deux :

  • Les services J’ARRÊTE : un accompagnement gratuit et personnalisé, en ligne, par téléphone ou en personne. Ils sont accessibles 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sur la plateforme jarrete.qc.ca/ iquitnow.qc.ca, par texto, par téléphone (1 866 JARRETE (1 866 527-7383) ou en personne dans l’un des centres d’abandon du tabagisme du Québec.
  • Le groupe Facebook J’ARRÊTE : une communauté bienveillante pour partager ses succès, ses doutes et pour pouvoir s’identifier à des personnes qui sont dans le même processus que soi.